Usages et coutumes en Basse-Lusace
    
 

 

Nowolětka - Les figurines de la Nouvelle Année

La période entre la Noël et l'Epiphanie était particulièrement mystique. Au seuil du Nouvel An, la nature semblait détenir de nombreux secrets. Les gens consultaient les oracles et s'adonnaient à certaines pratiques dans le but d'en apprendre un maximum sur l'année nouvelle et d'écarter la maladie, à la fois des habitants et du bétail. A ce sujet, les écrivains sorbes Léopold Haupt et Jan Arnost Smoler écrivent dans leur oeuvre "Chansons populaires des Sorbes de Haute- et Basse-Lusace":

"A la veille du Nouvel An ou de l'Epiphanie, parfois le jour même, certains cuisent des petits biscuits en forme de vache, mouton, cochon, oie,... qu'ils qualifient de "petit nouvel an" (nowe ljetka) pour ceux préparcs le 31 décembre ou "Dreilinge" (tsjódrak) pour ceux préparés le jour de l'Epiphanie. Les enfant offrent ces biscuits à leurs parrains et marraines. Ils reçoivent ensuite un cadeau dont ils pourront nourrir le bétail afin qu'il se porte bien."

Aujourd'hui, ces biscuits sont préparés avec une pâte salée. Le fait que beaucoup ne connaissent plus l'origine de ces figurines du Nouvel An aussi appelées "biscuits à image", n'a pas empêché cette belle tradition de se perpétrer. Enfants et adultes préparent de bons biscuits qu'ils offrent ensuite à leurs amis et parents afin de leur porter bonheur en cette Nouvelle Année.