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Jańske rejtowanje - Les chevauchées de la
Saitn Jean
La fête de la Saint Jean illustre d'une manière
très particulière le rapport étroit entre l'homme
et la nature qui déploie toute sa puissance à l'époque
du solstice d'été. D'après l'ancienne croyance populaire,
les choses les plus merveilleuses surviennent au solstice. Nos ancêtres
croyaient que cette nuit était propice au développement
de vertus curatives exceptionnelles. Au 19é siècle, les
chevauchées de la Saint Jean étaient célébrées
dans de nombreux villages de Basse-Lusace. Mais cette coutume n'a survécu
que dans le village de Casel près de Drebkau. Ce ne sont plus les
jeunes qui l'organisent mais une association expressément fondée
pour préserver cette unique tradition. "Jean" ou "Jan"
est le personnage central de cette fête. Il s'agit d'un homme déguisé
qui incarne l'esprit de la croissance. Il est recouvert de branches vertes,
de fleurs et son visage est complètement caché par une couronne.
Cette fête exige de nombreuses préparations
et prend beaucoup de temps. Des milliers de bleuets sont nécessaires
à la confection du splendide costume de Jean. A la veille de cette
fête, les jeunes filles cueillent d'énormes bouquets de fleurs,
tressent des couronnes et des mètres de guirlandes. Au petit jour,
c'est aux jeunes hommes de trouver les nénuphars qui seront fixés
sur la couronne de Jean avec des rosés et un certain type d'oeillet.
Les fleurs expriment la joie de vivre et symbolisent la bénédiction
des campagnes. Les bleuets sont utilisés comme plantes médicinales
tandis que les nénuphars indiquent le lien existant avec les eaux
vivifiantes. Le matin du grand jour, les jeunes filles commencent par
habiller Jean: elles cousent des sarments de bleuets de l'encollure au
genou de son costume et lui posent la couronne sur la tête. Il part
ensuite à cheval de l'auberge vers le champ de foire accompagné
des jeunes hommes du village et d'une fanfare. Des jeunes filles habillées
en blanc et portant des rubans bleus et rouges marchent devant lui. Elles
transportent une autre couronne qu'elles donneront à Jean lors
de la danse d'honneur. Arrivé au champ de foire, Jean traverse
quelques fois la foule à cheval avec toute sa suite. Les hommes
qui l'accompagnent ont pour mission d'empêcher le public de le faire
tomber du cheval pour lui arracher les fleurs de son costume. Après
quelques chevauchées, les accompagnateurs de Jean le quittent un
à un et finalement, il se retrouve seul. C'est à ce moment
que la foule réussit à l'immobiliser et littéralement
à le "plumer". Les fleurs arrachées sont des porte-
bonheur. La journée se termine à l'auberge où tous
dansent en musique.
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